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	<title>Ness radio</title>
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		<title>Janelle Monáe @ La Maroquinerie (Paris) le 5 juillet 2010</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Jul 2010 17:58:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo' Sound</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité Musicale]]></category>
		<category><![CDATA[Janelle Monáe]]></category>
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		<description><![CDATA[Je n&#8217;aurais pas pensé avoir l&#8217;opportunité de voir Janelle Monáe en concert aussi tôt. Il y a des artistes qui ne viennent que très rarement sur Paris pour diverses raisons ; par exemple on peut citer Dr DRE ou Maxwell jusqu&#8217;à il y a peu. Personnellement j&#8217;attends un concert des Kyoto Jazz Massive depuis des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">Je n&#8217;aurais pas pensé avoir l&#8217;opportunité de voir <strong>Janelle Monáe</strong> en concert aussi tôt. Il y a des artistes qui ne viennent que très rarement sur Paris pour diverses raisons ; par exemple on peut citer <strong>Dr DRE</strong> ou <strong>Maxwell</strong> jusqu&#8217;à il y a peu. Personnellement j&#8217;attends un concert des <strong>Kyoto Jazz Massive</strong> depuis des années. Bref, je mettais à tort Janelle Monáe dans la même catégorie.<span id="more-1260"></span> Pourtant depuis son album <span style="text-decoration: underline">Metropolis &#8211; The Chase Suite</span>, je l&#8217;attendais de pied ferme. La sortie de <span style="text-decoration: underline">The Archandroid &#8211; Suites II and III</span>, fut l&#8217;occasion d&#8217;espérer un peu plus, d&#8217;allumer un nouveau cierge pour la voir à Paris. Vous imaginez bien ma joie lorsque j&#8217;ai vu que toutes mes prières n&#8217;étaient pas inutiles.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Dès l&#8217;entrée dans la salle je fus un peu surpris de voir tout ce monde qui attendait comme moi l&#8217;un des meilleurs espoir féminin &laquo;&nbsp;Soul &#8211; R&#8217;n'B&nbsp;&raquo; de la nouvelle génération. Le concert commença avec la première partie, <strong>Saul Williams</strong>. À mon avis peu connu en France il a une vraie notoriété outre-Atlantique grâce notamment à son rôle principal dans le film <span style="text-decoration: underline">Slam</span>. Vous l&#8217;aurez deviné, Saul Williams est un slameur, un vrai. Devant nous, seul avec son micro, pas de musique, pas d&#8217;effet, pas de strophe parfaitement bien architecturée et encore moins de refrain. C&#8217;est du pur, du brut, Saul Williams déverse ses vers sans artifices. C&#8217;est textes sont longs, denses et puissants. À découvrir : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=jzY2-GRDiPM">Def Poetry Jam &#8211; Saul Williams (Coded Language)</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Après quelques minutes et le speech d&#8217;un collaborateur de l&#8217;artiste qui nous a demandé en vain de ne pas photographier et filmer le concert, vinrent s&#8217;installer les trois musiciens de Janelle Monáe, un batteur, un guitariste et un claviériste/bassiste. Ensuite trois silhouettes encapuchonnées et vêtues de longues capes firent leur entrée de dos. Puis au bout de quelques mesures l&#8217;une d&#8217;elle se retourna pour nous faire face, Janelle Monáe. Qui étaient les deux autres me demandez-vous ? Hé ben je dirais que c&#8217;étaient des figurantes. Elles revinrent deux &#8211; trois fois durant le show avec différents masques blancs pour se trémousser sur scène (pas de chorégraphies bien recherchées non plus). Leur apport au concert : tout bonnement négligeable à mon avis. Bref à part ça Mlle Monáe commença à mettre le feu avec le duo <em>Dance Or Die</em>/<em>Faster</em> puis enchaina rapidement avec les titres énergiques du dernier album (<em>Cold War</em>, <em>Tightrope</em>&#8230;). Rapide interlude pour reposer tout le monde et c&#8217;est reparti pour les titres de l&#8217;album précédent avec les excellents <em>Violet Stars Happy Hunting</em>/<em>Many Moons</em> et <em>Sinceraly, Jane</em>.</p>
<p style="text-align: justify">Un petit désagrément cependant, la coiffure sophistiquée de Janelle tomba dès les premiers mouvement de tête pour lui cacher une grande partie du visage. Elle a continué le live comme si de rien était mais ça a dû l&#8217;embêter un petit peu voir l&#8217;empêcher de se lâcher complètement.</p>
<p style="text-align: justify">Enfin ne vous méprenez pas, la qualité et l&#8217;énergie qui la caractérise étaient bien là. Le public était présent lui aussi, grosse ambiance dans la petite salle de la Maroquinerie.</p>
<p style="text-align: justify">Côté son, une sono un peu brouillon, trop de clavier, les musiciens étaient pas mal, mais peu de solos et ce n&#8217;était qu&#8217;une base rythmique car ils étaient appuyés par la bande son qui tournait derrière. D&#8217;un côté je comprends, il y a tellement d&#8217;arrangements sur l&#8217;album qu&#8217;il faudrait énormément de monde pour tout reproduire mais d&#8217;un autre côté j&#8217;aurais bien aimé remplacer les deux danseuses futiles par deux musiciens et ainsi pouvoir écouter d&#8217;autres arrangements fait pour le live. Ça aurait été une vraie valeur ajoutée.</p>
<p style="text-align: justify">Le concert s&#8217;est terminé après un rappel et le même collaborateur qui nous indiqua qu&#8217;on avait le droit de parler et de prendre une photo avec l&#8217;artiste pour la modique somme de 10 € ; il se ravisa sous les huées du public car il a tout d&#8217;abord annoncé 50 €. Ces américains ne perdent jamais le nord lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de business mais il faut qu&#8217;ils sachent qu&#8217;en Europe ça passe mal&#8230;</p>
<p style="text-align: justify">On ne va pas faire la fine bouche, finalement ce fut un très bon concert mais étant fan, j&#8217;en attendais peut-être un peu trop de la miss. Or je sais que Janelle Monáe peut faire bien mieux. Maintenant que je sais qu&#8217;elle peut venir en France, j&#8217;attendrais avidement son prochain concert.</p>
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		<title>Stevie Wonder @ Palais Omnisport Paris Bercy le 1er juillet 2010</title>
		<link>http://www.nessradio.com/stevie-wonder-palais-omnisport-paris-bercy-le-1er-juillet-2010/</link>
		<comments>http://www.nessradio.com/stevie-wonder-palais-omnisport-paris-bercy-le-1er-juillet-2010/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 16:35:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo' Sound</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité Musicale]]></category>
		<category><![CDATA[2010]]></category>
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		<description><![CDATA[À l&#8217;instar du concert de Gil Scott Heron en mai  dernier, je suis allé voir Stevie Wonder pour la légende qu&#8217;il représente. D&#8217;après  moi en Soul, Funk et R&#8217;n'B, personne n&#8217;a été plus universel que lui. On  me rétorquera bien vite feu, Michael Jackson, mais je prête plus  d&#8217;authenticité au petit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">À l&#8217;instar du concert de <strong>Gil Scott Heron</strong> en mai  dernier, je suis allé voir <strong>Stevie Wonder</strong> pour la légende qu&#8217;il représente. D&#8217;après  moi en Soul, Funk et R&#8217;n'B, personne n&#8217;a été plus universel que lui. On  me rétorquera bien vite feu, <strong>Michael Jackson</strong>, mais je prête plus  d&#8217;authenticité au petit chouchou de l&#8217;époque des <strong>Funk Brothers</strong>,  (groupe mythique bien que quasiment inconnu qui ont enregistré la  plupart des hits du label Motown à Détroit, USA, entre 1959 et 1972).</p>
<p style="text-align: justify">Quoiqu&#8217;il en soit, Stevie Wonder en concert était un passage obligé pour moi,  bien que ça se passait dans l&#8217;énorme salle de Bercy réputée pour sa faible  qualité acoustique et que les places, toutes assises et numérotées, se  vendaient en billetterie entre 70 et 150 €.</p>
<p style="text-align: justify">Malgré ça le jour J j&#8217;étais tout de même bien impatient. Cependant je  ne pourrais vous décrire le début du concert. En effet je suis arrivé  vers 20 h, comme c&#8217;était inscrit sur le billet, mais voyant tout le  monde aux abords de la salle je me suis dit que les portes n&#8217;étaient pas  encore ouvertes (l&#8217;habitude des petites salles). Une demie-heure plus  tard je me décide de m&#8217;approcher un peu plus pour faire la queue comme  beaucoup de monde. J&#8217;entre vers 20h45 et m&#8217;aperçois en franchissant les  portes de la salle que Stevie est déjà sur scène  avec son groupe et finissait de jouer <em>Master Blaster</em>&#8230;  L&#8217;histoire ne s&#8217;arrête pas là car j&#8217;ai dû chercher ma place dans le noir  presque total un bon moment pour finir à une place vide, presque en  face de la scène derrière le carré d&#8217;or.</p>
<p style="text-align: justify">À cause de cette petite péripétie j&#8217;ai mis un peu de temps à entrer  dans l&#8217;ambiance quelque peu désappointé d&#8217;avoir raté bêtement le début du concert. De plus le fait d&#8217;être assis n&#8217;a pas aidé, c&#8217;est presque  confortable, on s&#8217;affale un peu, comme au cinéma ; mais là c&#8217;est Stevie  Wonder et je trouve que ça bride, ça empêche &#8211; un temps &#8211; de bouger, de  danser alors que la musique qui fut jouée poussait à ça justement. Oui, ça empêche un temps car avec le duo <em>I Wish</em> / <em>Sir Duke</em>,  toute la salle s&#8217;est mise debout pour ne plus se rasseoir ou presque.  Personne ne pouvait se contrôler, c&#8217;était plus fort que la fatigue de fin de journée, plus  fort que la chaleur assommante. La musique appelle parfois des forces méconnues.</p>
<p style="text-align: justify">Comme écrit plus haut, sans surprise, le plafond excessivement haut  n&#8217;aidant pas à la bonne acoustique de la salle, ça résonnait. Dommage les  balances étaient plutôt bien équilibrées.</p>
<p style="text-align: justify">Côté scène, beaucoup de monde : un batteur, deux percussionnistes, un  bassiste, deux guitaristes, deux claviéristes, trois choristes et bien  sûr Stevie Wonder avec un piano classique, un Fender Rhodes et un autre  synthétiseur. Je ne vais pas vous parler de la qualité des musiciens,  bien évidemment pour avoir la chance de jouer aux côtés d&#8217;une légende pareille  ils sont doués. Mais pas d&#8217;égo sur-dimensionné, tous  sont là pour servir le maître, servir la musique.</p>
<p style="text-align: justify">Voici la setlist, que j&#8217;ai  récupéré sur un forum musical :</p>
<ul style="text-align: justify">
<li>My eyes don&#8217;t cry</li>
<li> Master Blaster</li>
<li> We can work it out</li>
<li> As if you read my mind</li>
<li> If you really love me</li>
<li> Ribbon in the sky</li>
<li> Lately</li>
<li> One night in Paris (unreleased)</li>
<li> Empire state of mind</li>
<li> Higher ground</li>
<li> Don&#8217;t you worry about a thing</li>
<li> Living for the city</li>
<li> Human nature</li>
<li> Uptight (everything&#8217;s alright)</li>
<li> For once in my life</li>
<li> Little Stevie Wonder interlude</li>
<li> Fingertips</li>
<li> Signed sealed, delivered (I&#8217;m yours)</li>
<li> Boogie down reggae woman</li>
<li> I wish</li>
<li> Sir Duke</li>
<li> Do I do</li>
<li> My Cherie Amour</li>
<li> I just called to say I love you</li>
<li> Superstition</li>
<li> Another star (guest : gosspel choir &amp; a group of  percussionists)</li>
</ul>
<p style="text-align: justify">Tout d&#8217;abord il faut préciser que le show fut ponctué de petits  interludes comme le moment où une choriste proposa à l&#8217;artiste de boire  une potion qui le rajeunirait, tout du moins sa voix afin de revenir à ses  débuts où ils s&#8217;appelait encore Little Stevie Wonder.</p>
<p style="text-align: justify">Comme on  peut le remarquer la setlist était classique avec peu d&#8217;arrangements  mais Stevie Wonder offrit ce que le public de Bercy attendait. Enfin  presque car il nous a réservé deux surprises. La première fut la chanson <em>One  night in Paris</em>, jamais enregistrée, chantée une fois au Zenith à  Paris en 1992, Stevie Wonder nous a fait le plaisir de la ressortir  spécialement pour nous, petits frenchies chanceux que nous sommes.</p>
<p style="text-align: justify">La seconde surprise fut de taille, je dirais même que je n&#8217;ai pas eu de surprises aussi  immense lors d&#8217;un concert. Durant du cultissime morceau <em>Superstition</em>,  on aperçu une personne arriver sur scène et on entendit les  exclamations du public juste devant la scène. C&#8217;est avec les écrans géants  de part et d&#8217;autre de la scène qu&#8217;on a pu mettre un nom sur cette personne : <strong>Prince</strong>. Oui, le Love Symbole de Minneapolis, de passage en France et invité par Stevie nous fit l&#8217;honneur de sa présence. D&#8217;abord il se mit à côté de Stevie Wonder pour jouer du synthé puis <strong>Sheila E</strong>, (percussionniste, protégée de Prince) également invitée et armée d&#8217;un tambourin par la suite, lui passa une guitare ce qui déclencha l&#8217;hystérie du public. Apparemment ravi d&#8217;être là, il exécuta quelques riffs de guitare bien sentis puis nous quitta à la fin du morceau mais cela restera un moment d&#8217;anthologie.</p>
<p style="text-align: justify">Je ne peux résister à l&#8217;envie de vous montrer une vidéo de l&#8217;instant magique : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=usUM-K4M-XY">Stevie Wonder + Prince @ Paris Bercy &#8211; Superstition 2010 07 01 </a></p>
<p style="text-align: justify">Il y eut aussi le passage de Frédéric Yonnet, harmoniciste sur <em>Boogie down reggae woman.</em></p>
<p style="text-align: justify">Le concert se finit sur <em>Another star</em> avec une compagnie de gospel qui accompagna le groupe puis des percussionnistes prirent le relais pour un rythme brésilien pour le moins entrainant, laissant se retirer les musiciens et Stevie Wonder sur un message de paix et d&#8217;amour.</p>
<p style="text-align: justify">Point de rappel mais en fallait-il un, nous avons tout eut.</p>
<p style="text-align: justify">Stevie Wonder fait indéniablement parti du firmament.</p>
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		<title>Interview de Gassam, (Dialect Music)</title>
		<link>http://www.nessradio.com/interview-de-gassam-dialect-music/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Jun 2010 19:58:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hanagroov</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité Musicale]]></category>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est à l&#8217;occasion de la sortie de leur album Parlez-vous Dialect qu&#8217;ils se sont produit aux Docks40 à Lyon le 9 juin. J&#8217;en ai profité pour aller interviewer Gas du groupe Dialect Music. J&#8217;ai été ravie d&#8217;arriver sur place pendant les balances ce qui m&#8217;a permis de voir à quel point le groupe mettait du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est à l&#8217;occasion de la sortie de leur album <em>Parlez-vous Dialect</em> qu&#8217;ils se sont produit aux Docks40 à Lyon le 9 juin. J&#8217;en ai profité pour aller interviewer Gas du groupe Dialect Music. J&#8217;ai été ravie d&#8217;arriver sur place pendant les balances ce qui m&#8217;a permis de voir à quel point le groupe mettait du cœur même en pleines répétitions. J&#8217;ai été accueillie par <strong>Sylvain</strong>, cette  personne déjantée qui tient le clavier et parfois même un petit tambour à  cymbales pendant le show. <strong>Gas</strong> lui-même a été très enthousiaste de me  recevoir, avec une bonne humeur communicative.  Voici pour vous, en exclusivité sur NessRadio l&#8217;entretien de Gassam du groupe <a href="http://www.myspace.com/dialectlaspeciale">Dialect Music</a> !</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://www.nessradio.com/wp-content/uploads/20GUTT_3119017_1_apx_470_.jpg"><img class="size-medium wp-image-1115 aligncenter" src="http://www.nessradio.com/wp-content/uploads/20GUTT_3119017_1_apx_470_-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p><strong>Peux-tu présenter ton groupe ?</strong></p>
<p>Moi je m&#8217;appelle Gassam, le groupe s&#8217;appelle Dialect Music, originaire de Lyon et sa région. C&#8217;est un groupe qui est constitué d&#8217;une formation complète avec guitare basse, guitare, batterie, clavier, et aussi les cuivres (trombone, saxo, trompette), ainsi que les chœurs&#8230; Il est basé sur des mélanges de Hip Hop, et d&#8217;influences diverses et variées, Soul, Funk, Rock, Electro, Jazz. Disons qu&#8217;on construit nos morceaux comme des billets d&#8217;humeur. Il faut s&#8217;imaginer cela comme une palette de couleurs où chaque morceau aurait une couleur qui correspondrait à une émotion et qui serait retranscrite par une expression  musicale. De temps en temps on peut aller chercher dans le Rock comme on peut aller chercher dans le Funk, exactement comme ce qu&#8217;on a toujours fait dans le Hip Hop, aller chercher  des samples, des échantillons de tout un tas de musiques et de se les réattribuer pour exprimer quelque chose. Ici, c&#8217;est la même chose, sauf qu&#8217;on fait ça avec des gens, des musiciens vivants. C&#8217;est une musique qu&#8217;on appelle <em>Hip Hop Organique</em> plutôt que de dire Hip Hop / Jazz parce que ça va plus loin que ce simple mélange. On utilise le terme organique pour dire que notre Hip Hop est vivant, en mouvement, un peu avec tous les outils utilisés dans la musique actuelle. Aujourd&#8217;hui j&#8217;ai l&#8217;impression que la musique n&#8217;est vraiment pas quelque chose de cloisonnée, il y a tout un tas d&#8217;artistes qui sont émergents en ce moment qui montrent que les bacs ne sont plus rangés comme avant. Avant on avait un bac Rock, un bac Rap, un bac Electro… Aujourd&#8217;hui tout est en train de fusionner et je crois que la musique actuelle est issue de gens qui ont une culture plurielle et qui fait que la musique d&#8217;aujourd&#8217;hui est plus ouverte.</p>
<p><strong>Justement,  tu as déjà fait la première partie d&#8217;Hocus Pocus et d&#8217;Oxmo Puccino et ça rejoint un peu ce que tu es en train de m&#8217;expliquer au sujet de la fusion des styles et genres. De quelle façon t&#8217;identifies-tu à ces artistes? </strong></p>
<p>La musique que je fais n&#8217;a pas vraiment de rapport avec la musique qu&#8217;ils font dans le sens où  nos démarches sont différentes. Hocus Pocus c&#8217;est un groupe qui existe depuis la fin des années 90 et ils ont toujours fait de la musique Hip-hop assez Jazz. Oxmo lui, il a sorti ce disque avec les <em>Jazzbastards</em> sur une commande du label Blue Note qui voulait faire un album avec des Jazzmans. Et la deuxième étape pour Oxmo a été une ouverture pour lui à d&#8217;autres styles avec des musiciens. Au niveau de mon parcours, on va dire que je ressemble plus à Oxmo. J&#8217;ai eu un parcours Hip-hop traditionnel en montant des groupes avec d&#8217;autres rappeurs, en faisant des disques etc. et ensuite l&#8217;envie d&#8217;évoluer vers un univers différent , pour rencontrer des artistes et surtout pour faire de la scène, ce qui correspondait à tout ce que j&#8217;avais toujours eu envie de faire. Malheureusement je n&#8217;ai pas pu faire tout cela. Il faut dire qu&#8217;il y a dix ans, les choses étaient un petit peu plus cloisonnées. Pour un rappeur, il était beaucoup plus difficile de rencontrer des musiciens.</p>
<p><strong>En parlant de musiciens, comment as-tu rencontré les tiens ? </strong></p>
<p>Au départ, c&#8217;est un pote qui m&#8217;a présenté à un collectif de musiciens qui jouaient des reprises assez Jazz et funky. Cette formation de musiciens avait des projets et ils étaient plus ou moins intéressés. Il y a vraiment eu une rencontre qui s&#8217;est faite et on a décidé de monter ce projet de Dialect Music parce qu&#8217;on avait envie de travailler ensemble. Sur la base du projet, le fait d&#8217;avoir un rapport avec des musiciens fait qu&#8217;on appartient à la même école, à la même tendance qu&#8217;Oxmo ou Hocus Pocus. Dans les textes, je dirais qu&#8217;Oxmo est plus poétique et Hocus est plus grand public et marrant.</p>
<p><strong>Pour toi aussi, je ressens beaucoup d&#8217;humour  avec du recul sur la vie quotidienne…</strong></p>
<p>Oui, de ce point de vue là, on peut comparer avec Hocus Pocus. Mais je dirais qu&#8217;au niveau du texte, j&#8217;ai un vécu que je fais un peu plus passer à travers les morceaux et que ce recul, cet humour en fait, est toujours accompagné de cynisme, d&#8217;une vision un peu plus dark (sombre) des choses. Ce qui m&#8217;intéresse est de faire des morceaux à deux facettes. Soit des morceaux tristes qui ne le sont pas vraiment, soit des morceaux très joyeux qui parlent en fait de choses plutôt graves. Par exemple dans <em>Parano Star,</em> ce morceau dont on a parlé tout à l&#8217;heure en Off, est un morceau assez marrant et décalé où je parle des gens qui parlent tout seuls dans la rue. A un moment donné, je dis dans la chanson que c&#8217;est un peu la folie ordinaire, qu&#8217;on peut tous tomber là-dedans. C&#8217;est une sorte de clin d&#8217;œil à ces gens qui sont comme nous et qui à un moment donné sont passés de l&#8217;autre côté.</p>
<p><strong>Est-ce que tout le monde peut finalement s&#8217;identifier à ce morceau ? </strong></p>
<p>Oui, parce que je pense que tout le monde a été abordé dans la rue par une personne qui avait pété un câble et tout le monde est conscient que parfois la folie n&#8217;est pas loin. Quand on va dans les extrêmes des émotions dans la vie, on peut avoir le sentiment de se dire &nbsp;&raquo; un peu plus et j&#8217;aurais pété un câble &laquo;&nbsp;. Et ce morceau c&#8217;est aussi pour montrer qu&#8217;on peut prendre du recul sur tout ce qu&#8217;on entend tous les jours dans les infos. D&#8217;ailleurs je parle de ça dans l&#8217;album <em>Parlez-vous Dialect</em>. Il y a un morceau qui s&#8217;appelle &laquo;&nbsp;Casse pas ta tête&nbsp;&raquo; où justement je parle du fait que la santé mentale, c&#8217;est tout ce qu&#8217;il nous reste et que même s&#8217;il y a plein de choses graves qui se passent dans le monde, c&#8217;est notre prise de recul, notre capacité à résister à cela qui va nous permettre de survivre.</p>
<p><strong>Comment as-tu eu la possibilité de collaborer avec Roy Ayers pour le titre &laquo;&nbsp;Chaque Seconde &nbsp;&raquo; ?</strong></p>
<p>C&#8217;est très simple, on a le même tourneur qui est à Paris et qui s&#8217;occupe plutôt d&#8217;artistes américains. Ce qu&#8217;il s&#8217;est passé, c&#8217;est qu&#8217;on s&#8217;est rencontré sur certains transferts de concerts. Et puis un jour, il avait un concert à Lyon et à cette occasion, on a fait un transfert en voiture ensemble et je lui ai fait écouter des morceaux de Hip-hop que je kiffais et on s&#8217;est bien entendu… Et comme je parle toujours d&#8217;Outkast …</p>
<p><strong>Outkast ? Donc si on parle d&#8217;influences ? </strong></p>
<p>Ah ! Outkast, c&#8217;est pour moi un des groupes les plus intéressants, qui ont le plus de vision. Après il y a The Roots, Kanye West, Jay Dee, … Il y en a tellement , tu vois, qu&#8217;au bout d&#8217;un moment, les influences sont difficiles à définir. Nous, quand on nous demande nos influences, on parle de Serge Gainsbourg, Outkast ou bien encore The Meters.</p>
<p><strong>Certains voient du Slam dans ta musique. </strong></p>
<p>Non, pas tellement. Je n&#8217;ai pas tellement d&#8217;affinité avec le slam. Je ne m&#8217;inscris pas dans l&#8217;école du slam. Si tu veux, moi, il y a dix ans, je faisais des concerts dans des cinémas avec un groupe qui s&#8217;appelle Octo Pussy et on présentait le film Slam qui était sorti mais je me sentirai un peu comme un usurpateur si je disais que je faisais du slam. Moi je suis un rappeur, je suis un MC, c&#8217;est ce que je fais. Il se trouve que j&#8217;essaie d&#8217;écrire mes textes le mieux possible et que j&#8217;ai un flow qui va du très lent au très rapide. Effectivement, quand il est très lent, on peut se dire que c&#8217;est du slam. Sauf que pour moi, le slam est une tradition orale qui est bien plus que le fait de rapper un texte doucement. C&#8217;est beaucoup plus fort que ça. J&#8217;aime certains slammeurs américains, ou bien des groupes africains aussi qui sont proches de ça. Mais ma culture est plus Hip-Hop et je suis plus un rappeur à la base et puis mes influences sont plutôt des rappeurs aussi. Et puis il y a aussi d&#8217;autres gens que j&#8217;aime bien dans la Funk, dans la Soul, dans la Nu-Soul etc.. Pour revenir à ta comparaison, je pense que le groupe a un vécu plus ressemblant à celui d&#8217;Oxmo et une vision plus similaire à celle d&#8217;Hocus Pocus. Notre base de travail est vraiment sur le partage humain avec les gens. C&#8217;est vraiment là que le groupe prend toute son essence.</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://www.nessradio.com/wp-content/uploads/25831_1388609471158_1109727176_1197115_4501145_n.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1117" src="http://www.nessradio.com/wp-content/uploads/25831_1388609471158_1109727176_1197115_4501145_n.jpg" alt="" width="289" height="432" /></a></p>
<p><strong>Tu écris tes textes. Quelles sont tes inspirations ? Pourquoi et comment as-tu commencé l&#8217;écriture ? </strong></p>
<p>J&#8217;ai commencé par la poésie en étant gamin : quand j&#8217;avais une dizaine d&#8217;années. Pourquoi ? C&#8217;est venu comme un besoin. En fait ce qui m&#8217;inspire, c&#8217;est que puisque j&#8217;ai ce profil de scientifique, j&#8217;aime bien observer ce qu&#8217;il y a autour de moi et savoir comment ça fonctionne. Je dis souvent que dans la biologie j&#8217;étudie le fonctionnement des êtres vivants en général, et dans la musique, j&#8217;essaie d&#8217;observer les rapports entre les gens, les êtres humains.</p>
<p><strong>Tu mets donc en parallèle ta formation de chercheur en biologie avec ta carrière en tant que MC ? </strong></p>
<p>Pour moi, oui, c&#8217;est un peu ça. C&#8217;est vraiment de la dissection, de l&#8217;observation.</p>
<p><strong>J&#8217;ai pu lire sur ton myspace le début de cette phrase : &laquo;&nbsp;Ce chercheur atypique dissèque l&#8217;homme sous tous les angles et les aspects,… &nbsp;&raquo; </strong><strong> </strong></p>
<p>C&#8217;est un peu ce que je ressens, de la dissection. Et puis j&#8217;écris avec un état d&#8217;esprit un peu comme ces billets d&#8217;humeur dont je te parlais de tout à l&#8217;heure. L&#8217;écriture c&#8217;est un peu pareil. Il y a des moments où je vais avoir besoin d&#8217;écrire des choses assez légères, un peu ludiques, et puis d&#8217;autres moments où je vais vouloir écrire des textes plus élaborés, très travaillés, pour réussir à filer une idée, à prendre un angle de vision. Comme par exemple pour le morceau <em>Papillon</em> qui est dans l&#8217;album que j&#8217;ai écris à 20 ans, il y a une dizaine d&#8217;années. Je l&#8217;ai écrit dans un cadre bien différent et c&#8217;est très marrant de prendre un vieux texte avec du recul. Ce qui était intéressant dans <em>Papillon </em>était de prendre un thème beaucoup utilisé dans le Hip-hop qui est celui de la vie dans un quartier et d&#8217;essayer de le voir sous un angle différent et d&#8217;y ajouter un autre imaginaire.  Ou je peux aussi parler du morceau <em>La Crève </em>qui est un morceau plutôt léger et marrant où j&#8217;en profite quand même pour parler de la vision un peu totalitaire qu&#8217;ont parfois les gens. Parfois on a du mal à affronter les obstacles de la vie. Dans nos sociétés on a besoin que tout roule, de tout avoir tout de suite. Et dans ce titre, je dis à un moment qu&#8217;<em>on a beau faire de grands bonds dans l&#8217;espace, mais là, j&#8217;ai juste un petit rhume et ça me casse. </em>Tu vois ? Parfois, sur des choses très simples de la vie quotidienne, on peut réussir à toucher des visions, des facettes de l&#8217;être humain qui sont finalement plus importantes que ça. Ca se ressent quand t&#8217;as un petit rhume et qu&#8217;on te dit &nbsp;&raquo; je te donne cette pilule là et ton rhume disparait&nbsp;&raquo; ! On veut l&#8217;effet immédiat. Je pense que ces petites choses de la vie quotidienne se ressentent sur d&#8217;autres plans: dans la société, dans notre manière de gérer notre stress, nos échecs, nos attentes.. Donc ce qui m&#8217;intéresse, c&#8217;est d&#8217;écrire soit des textes &nbsp;&raquo; à tiroirs &nbsp;&raquo; où on peut lire tout un tas de choses, soit développer des choses très simples de la vie quotidienne et réussir à partir de là à faire ressortir des facettes plus larges où on peut vraiment se reconnaitre.</p>
<p style="text-align: center"><a rel="attachment wp-att-1168" href="http://www.nessradio.com/interview-de-gassam-dialect-music/29873_1502106154964_1303518436_31392293_4686554_n/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1168" src="http://www.nessradio.com/wp-content/uploads/29873_1502106154964_1303518436_31392293_4686554_n-556x369.jpg" alt="" width="389" height="258" /></a></p>
<p><strong>Comment peux-tu définir l&#8217;album Parlez-vous Dialect qui est sorti le 17 mai où tu reprends le nom du groupe  &laquo;&nbsp;DIALECT&nbsp;&raquo; ? </strong></p>
<p>Oui je le reprends car c&#8217;est très simple : j&#8217;ai appelé ce groupe Dialect car au départ on n&#8217;était pas fait pour se rencontrer avec les musiciens, mais pas seulement pour l&#8217;aspect musical. Aussi parce qu&#8217;on n&#8217;a pas les mêmes vies et qu&#8217;on rencontre le plus souvent des gens qui viennent quasiment du même milieu que le sien. Du coup, on s&#8217;est rencontrés alors qu&#8217;on n&#8217;y était pas du tout amenés au départ. On a réussi à communiquer et évoluer ensemble grâce au langage commun qu&#8217;est la musique. Cette dernière peut se passer de mot.</p>
<p><strong>Un Dialect universel ?</strong></p>
<p>Voilà. Quand on écoute un groupe anglo-saxon ou bien un groupe africain ou asiatique, on n&#8217;a pas besoin de savoir ce que les gens disent dans les mots. On le sent ou on ne le ressent pas. C&#8217;était le premier élément. <em>Parlez-vous Dialect </em>n&#8217;est pas un album qui ne s&#8217;adresse qu&#8217;aux amateurs de Hip-Hop. C&#8217;est un CD qui s&#8217;adresse aux gens qui aiment la musique en général, qui aiment les mots. Et je pense qu&#8217;il y a des gens qui pourraient être surpris d&#8217;apprécier des morceaux dans cet album alors qu&#8217;ils n&#8217;aiment pas forcément les choses classées dans le Hip-Hop. C&#8217;est vraiment une histoire de classement…</p>
<p><strong>Tu as l&#8217;air anti-catégorisation… </strong></p>
<p>C&#8217;est un peu ça. Et ce deuxième élément d&#8217;explication de l&#8217;album rejoint cette idée de difficulté avec  la catégorisation. Je ne suis pas sûr qu&#8217;il en faille. A la limite, on pourrait faire des catégories beaucoup plus larges : sons chauds, sons froids, sons basés sur la guitare… Ou bien encore classer les musiques actuelles et les musiques traditionnelles … Bref, peu importe. De toute façon ce qui est sûr, c&#8217;est qu&#8217;à partir du moment où on classe les choses, on commence à les étriquer, à les réduire dans la vision qu&#8217;on en a. Peut-être qu&#8217;on a besoin de classer mais en tout cas, il faut toujours se méfier des classements. On a tendance à classer de façon instinctive mais on se rend compte tous les jours, en rencontrant les gens et en faisant un petit effort qu&#8217;on se trompe.<br />
Autre chose par rapport à <em>Parlez-vous Dialect</em>, l&#8217;idée était vraiment de demander aux gens s&#8217;ils ont envie, s&#8217;ils peuvent comprendre ces mots là, comprendre que justement il y a plusieurs lectures dans les morceaux, réussir à les faire rentrer dans ces univers…  C&#8217;est aussi ce qui était intéressant pour nous dans cet album, c&#8217;est de se dire que nous sommes un groupe de scène et que les gens écoutent nos morceaux sur scène. Il y avait donc notre énergie qui faisait qu&#8217;une réception du public existait. Quand on est passés à l&#8217;étape du disque, on voulait vraiment montrer qu&#8217;on avait aussi du texte. On a fait un album peut-être plus calme que ce qui se passe en live, plus arrangé, pour montrer un autre aspect de notre univers qui est aussi basé sur les textes. Et c&#8217;est justement dans ces textes là qu&#8217;on donne notre vision du monde qui est basé sur notre prise de recul, sur le fait de ne pas forcément être là où on nous attend, sur le fait d&#8217;être curieux. C&#8217;est ce que signifie <em>Parlez-vous Dialect. </em>C&#8217;est aussi pour ça que je dis maintenant que c&#8217;est en même temps pour montrer aux gens qui viennent de quartiers comme moi, qui viennent d&#8217;une culture Hip-Hop et en même temps à ceux qui ont une certaine idée du Rap qu&#8217;ils se sont complètement trompés et que nous sommes inclassables. Et aujourd&#8217;hui on a la preuve que les gars des quartiers n&#8217;ont pas forcément tous envie de faire la même chose. Je ne dis pas que ma démarche est meilleures que celle des autres, je dis que ce qu&#8217;il y a d&#8217;intéressant aujourd&#8217;hui, c&#8217;est de proposer une diversité de choses et que les gens n&#8217;aient pas une idée arrêtée sur telle ou telle chose.  Et avec cet album <em>Parlez-vous Dialect</em>, on essaie vraiment de mettre en avant le fait que le Hip-Hop n&#8217;est pas aujourd&#8217;hui quelque chose de codifié, qu&#8217;il n&#8217;y a pas de critères ou de règles arrêtées. Aujourd&#8217;hui on fait surtout les choses avec notre cœur, avec de l&#8217;envie, avec de l&#8217;énergie et j&#8217;espère que cet album pourra atteindre son but.</p>
<p><a href="http://www.nessradio.com/wp-content/uploads/29667_117333524954287_100000329191040_178419_4676218_n.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1116" src="http://www.nessradio.com/wp-content/uploads/29667_117333524954287_100000329191040_178419_4676218_n-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a></p>
<p>J&#8217;ai ensuite assisté au fabuleux show du groupe. Cela faisait très longtemps que je n&#8217;avais pas été autant transportée par la musique en live. La salle étant aménagée de façon à ce qu&#8217;on soit à hauteur des artistes, on se serait vraiment cru dans un vieux show bien soulful où il n&#8217;y a plus aucun autocontrôle à la dépersonnalisation du public. Les musiciens et le MC d&#8217;une complicité telle qu&#8217;on arrivait vraiment à ressentir du fond de leurs tripes quelle émotion ils voulaient partager avec nous. Les choristes ont un style bien à eux, les cuivres sont arrivés à mettre la salle en transe, le batteur se laissait emporter sur des rythmes plus électro. Les cordophones nous envoyaient du lourd aussi, comme des décharges électriques sous forme d&#8217;énergie positive. Le grain de folie de Sylvain, au clavier, ainsi que son talent à nous emporter dans des mélodies qu&#8217;on souhaiterait sans fin, nous a totalement envoutés! L&#8217;incroyable Gassam, homme de scène, a même invité sur scène deux rappeurs lyonnais pour partager son euphorie du soir !</p>
<p><strong>Dialect Music sera en showcase à Paris le 2 juillet à l&#8217;occasion de Paris Hip Hop ainsi que le 4 juillet à 20h pour la clôture !</strong></p>
<p>Album <em>Parlez-vous Dialect ? </em>Disponible dans les bacs ou  sur les sites  <a href="http://www.amazon.fr/Parlez-Vous-Dialect-Music/dp/B003F1UWL8">Amazon</a> <a href="http://musique.fnac.com/a2857999/Dialect-Music-Parlez-vous-dialect-CD-album?Fr=0&amp;To=0&amp;Mu=-13&amp;Nu=1&amp;from=1&amp;Mn=-1&amp;Ra=-28">Fnac</a></p>
<p>Myspace :  <a href="http://www.myspace.com/dialectlaspeciale">http://www.myspace.com/dialectlaspeciale</a></p>
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		<title>Jazzanova live feat. Paul Randolph @ Bellevilloise, Paris le 23 mai 2010</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Jun 2010 11:57:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo' Sound</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité Musicale]]></category>
		<category><![CDATA[Bellevilloise]]></category>
		<category><![CDATA[Jazzanova]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Randolph]]></category>

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		<description><![CDATA[20h30, j&#8217;arrive devant la Bellevilloise sans me presser. Le concert est annoncé à 20 h mais ça commence toujours avec au moins 30 minutes de retard. J&#8217;entre dans la salle et là, je ne vois personne ! Enfin une vingtaine de personne disséminée un peu partout, et un DJ qui passe quelques bonnes galettes.
&#171;&#160;Qu&#8217;est-ce qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">20h30, j&#8217;arrive devant la Bellevilloise sans me presser. <span id="more-1073"></span>Le concert est annoncé à 20 h mais ça commence toujours avec au moins 30 minutes de retard. J&#8217;entre dans la salle et là, je ne vois personne ! Enfin une vingtaine de personne disséminée un peu partout, et un DJ qui passe quelques bonnes galettes.</p>
<p style="text-align: justify">&laquo;&nbsp;Qu&#8217;est-ce qui se passe ?&nbsp;&raquo;. Je vérifie la date, la salle. Si, si, <strong>Jazzanova</strong> vont bel et bien jouer ce soir. Alors pourquoi si peu de personne ? Ils ne sont pas assez bien pour le public français ? C&#8217;est vrai que Jazzanova n&#8217;estt qu&#8217;un des groupes phares du Nu-Jazz, que le Broken Beat sans eux ne serait pas se qu&#8217;il est, que Gilles Peterson a dû se tromper en les découvrant, qu&#8217;on ne comprend pas pourquoi le célèbre label de Jazz Blue Note leur a donné deux compilations à réaliser (Blue Note Trip volumes 4 et 5)&#8230;  Et puis ils passent tellement souvent à Paris pour des concerts : c&#8217;est juste le premier en live acoustique.<br />
Alors pourquoi si peu de monde ? Certes la communication n&#8217;a pas été à la hauteur de l&#8217;évènement, j&#8217;ai vu très peu d&#8217;annonces sur le net et de reprise sur les forums. Et puis c&#8217;était en plein week-end de Pentecôte.</p>
<p style="text-align: justify">Bref un concert avec une salle à demie emplie, ce n&#8217;est pas pareil. Un des DJ membres du collectif berlinois nous a demandé de nous approcher de la scène avant le début du concert (sic).</p>
<p style="text-align: justify">Le concert commence tout de même et pour compenser le vide de la fosse il y avait du monde sur scène. Pas moins de huit musiciens : batteur, percussionniste, bassiste, claviériste / trompettiste, deuxième claviériste (gérant les effets), guitariste, tromboniste et flutiste / saxophoniste, tous très bons. Et ils n&#8217;étaient pas de trop faire honneur aux multiples et délicieux arrangements qui ont fait le succès de Jazzanova.<br />
Il y avait aussi le charismatique <strong>Paul Randolph</strong>, impressionnant de maitrise, autant à la guitare qu&#8217;au chant. Réussir à interpréter les chansons de <strong>Clara Hill</strong> ou de <strong>Ben Westbeech</strong> aussi naturellement que les siennes n&#8217;est pas donné à tout le monde, surtout en apportant sa propre touche et pas simplement en étant un ersatz de l&#8217;artiste imité. On voit bien que c&#8217;est un produit de l&#8217;école de Detroit en droite ligne d&#8217;<strong>Amp Fiddler</strong>.</p>
<p style="text-align: justify">Le rendu sonore de la salle était correcte, les balances aussi. Heureusement ça aurait été dommage qu&#8217;un instrument soit noyé dans la masse.</p>
<p style="text-align: justify">Le groupe voguait entre chansons des différents albums, de <span style="text-decoration: underline">In Between</span> à  <span style="text-decoration: underline">Of All The Things.</span> en passant par <span style="text-decoration: underline">Belle Et Fou</span>.</p>
<p style="text-align: justify">Chose réconfortante, comme je l&#8217;ai dit peu de monde mais personne n&#8217;était là par hasard. L&#8217;ambiance s&#8217;en est ressentie tout le long du concert, ça dansait volontiers, ça en redemandait constamment. Mine de rien le public présent a offert un bel accueil à Jazzanova. La preuve, nous avons pu avoir un deuxième rappel. C&#8217;est vrai aussi que le groupe ne s&#8217;est pas trop fait prier, preuve qu&#8217;ils prenaient aussi beaucoup de plaisir à jouer.</p>
<p style="text-align: justify">Je ne regrette absolument pas de les avoir vu au moins une fois en acoustique, le rendu est très intéressant et plaisant. Paul Randoph m&#8217;a aussi fait une forte impression. Bref bonne soirée ! À quand le prochain album ?</p>
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		<title>&#171;&#160;So Chic, So Vic&#160;&#187; par Dj Victoric</title>
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		<pubDate>Mon, 24 May 2010 18:13:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Younes</dc:creator>
				<category><![CDATA[DJs & Émissions]]></category>
		<category><![CDATA[Deejays]]></category>

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Déscription
Percer dans l’univers de la nuit n’est pas chose facile. C’est pourtant le pas de danse qu’a entrepris le Dinardais Victoric Leroy, alias V. Lyubov’. L’écho de ses productions ne se limite plus aux clubs branchés de la Côte d’Emeraude. Les radios spécialisées étrangères lui font les yeux doux, sans parler des sessions endiablées jusqu’au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tabber">
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<h2>Déscription</h2>
<ul>Percer dans l’univers de la nuit n’est pas chose facile. C’est pourtant le pas de danse qu’a entrepris le Dinardais Victoric Leroy, alias V. Lyubov’. L’écho de ses productions ne se limite plus aux clubs branchés de la Côte d’Emeraude. Les radios spécialisées étrangères lui font les yeux doux, sans parler des sessions endiablées jusqu’au bout des nuits de Miami. Autant dire que dans le monde des platines, ça plane pour lui.</p>
<p>Dj Amour, Dj Love ? Trop classique et pas assez « in » ! Llubov, en russe, ça sonne tellement mieux. « C’est l’amour de la musique en tous genres qui m’a fait arriver jusqu’ici. C’est cette passion qui nous titille depuis le plus jeune âge. Et puis il y a cette relation incroyable que l’on ressent avec le public, la source d’inspiration ».<br />
Il faut dire qu’il commence à savoir de quoi il parle, notre Victoric LEROY (tout est dans la différence). Il y a 3 ans, alors qu’il n’avait jamais posé l’index sur une platine, c’est au culot qu’il s’en est allé frapper à la porte de La Chaumière, fameux club privé de la Pointe du Décollé. « Il me fallait être différent des autres. Sinon, je n’aurais pas eu ma place sans expérience. J’ai donc réfléchi à une idée sympa que l’on ne retrouve pas chez les autres Dj ». Sa touche personnelle bluffe les plus réticents et notre diable des nuits se voit accorder des cartes blanches à plusieurs reprises. Bientôt, la Côte d’Emeraude se déhanchera au rythme de ses productions. Le Bn’C, le Klub, le 109, le QG et même La Place à Rennes cherchent à caler des dates avec lui. Finalement c’est le Zing qui a obtenu sa présence jusque aujourd’hui. Les évènements tel que l’open gaz de France suez de Tennis ( ndlr 3ème tournois féminin Français ), la marque BMW/Mini, Coca Cola France et d’autres lui font cartes blanches…..</p>
<p><strong>Le rêve américain:</strong><br />
La première phase de l’ascension a donc été rapide. En quelques mois, Victoric Leroy se taille un nom dans le monde des nuits branchées bretonnes. C’est avec un concours de circonstances bienheureux que les frontières se sont élargies à d’autres horizons. « L’été dernier, je mixais à Saint-Malo. Juan-Carlos Perez, celui qui est devenu mon agent américain était en Bretagne pour recruter Greg Di Mano et Matthieu Bouttier (ndlr, deux Dj français de renommée internationale) pour une soirée organisée à Miami. Il s’est arrêté et a écouté ce que je faisais puis m’a demandé de passer une maquette. J’ai pris l’initiative de tout transformer à ma sauce. Apparemment, il a adoré ».<br />
Bruxelles a d’abord été la première proposition qui s’est présentée. « J’ai refusé. Pour être honnête, cela me faisait peur de mixer dans une salle de plusieurs milliers de personnes. Après seulement quelques mois, je ne me sentais pas capable », reconnaît cet étudiant en Langues Etrangères Appliquées au commerce international à Rennes 2. Avec son emploi du temps serré et les contraintes des examens, les occasions de s’expatrier sont réduites. Pourtant, ce ne sont pas les demandes qui manquent. « Des clubs à Hong-Kong, Las Vegas, Marrakech, New-York, l’Afrique du Sud ou encore la Roumanie m’ont été proposés ». C’est pour l’instant Miami qui a eu ses faveurs en octobre dernier avec comme récompense le droit de montrer l’étendue de son talent lors de la Wonder Party et du French Tuesday, soirée où seule la communauté française de Miami est conviée.</p>
<p><strong>Sur les ondes anglaises, allemandes et belges:</strong><br />
Cette expérience a véritablement boostée la jeune carrière du Dinardais qui, il faut le reconnaître, a la tête de l’emploi. Ses références et connaissances accumulées depuis qu’il fait du mannequinat (finaliste de Top Model France 2005, ndlr) lui ont été d’un précieux soutien pour faire son nid dans ce monde « select ». Le couturier, Carlos Atturo Zapatta, rencontré en Floride, en a fait son Dj de prédilection pour ses défilés et la marque de coiffure Wella à emboîté le pas. A croire que sa « house girly », ponctuée de sons « Deep et progressive » obtient le succès escompté, « surtout auprès de la gent féminine ». Des radios spécialisées anglaises, allemandes et belges se mettent à diffuser ses mix. Alors ne soyez par surpris (ou plutôt surprises) si un jour les compositions de Victoric LEROY viennent vous déclarer leur flamme.</ul>
</p></div>
<div class="tabbertab">
<h2>Horaires</h2>
<ul>20h00 GMT tous les samedis soirs.</ul>
</p></div>
<div class="tabbertab">
<h2>Podcast</h2>
<ul>Bientôt disponible</ul>
</p></div>
</div>
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		<title>Gil Scott-Heron @ New Morning, Paris le 10 mai 2010</title>
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		<pubDate>Sun, 16 May 2010 12:45:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo' Sound</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité Musicale]]></category>
		<category><![CDATA[Gil Scott-Heron]]></category>
		<category><![CDATA[New Morning]]></category>

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		<description><![CDATA[Le concert de Gil Scott-Heron c&#8217;était déjà un vœux depuis fort longtemps : voir une légende vivante. Oui une véritable légende, authentique, celle qui fait avancer la musique ; son spoken word est, avec les Last Poets, une des principales influences des premiers rappeurs. Un grand monsieur, sans concession, toujours en contestation contre les problèmes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">Le concert de <strong>Gil Scott-Heron</strong> c&#8217;était déjà un vœux depuis fort longtemps : voir une légende vivante.<span id="more-1024"></span> Oui une véritable légende, authentique, celle qui fait avancer la musique ; son <em>spoken word</em> est, avec les <strong>Last Poets</strong>, une des principales influences des premiers rappeurs. Un grand monsieur, sans concession, toujours en contestation contre les problèmes de la rue, les discriminations en tout genre (un album entier pour dénoncer l&#8217;Apartheid), les administrations Nixon ou Reagan, ce qui lui a apporter et lui apporte encore pas mal de problèmes.<br />
Ce concert était aussi la fin d&#8217;une frustration qui a commencé en juillet 2009 lorsque ses concerts en Europe furent annulés en raison d&#8217;une interdiction de sortie de territoire (quand je vous dis qu&#8217;il a encore des problèmes&#8230;).<br />
Avant ce concert il y avait des sceptiques, premièrement sur son état ; &laquo;&nbsp;la drogue l&#8217;a ravagée, il n&#8217;aura plus sa voix d&#8217;autant, ça forme d&#8217;autant&nbsp;&raquo;&#8230;<br />
Cependant les doutes vinrent principalement de son dernier album <em>I&#8217;m New Here</em> qui est plus que surprenant. Album plutôt court, &#8211; une dizaine de morceaux entrecoupés d&#8217;interludes &#8211; très peu de chant, la place a été faite aux spoken words, et une ambiance oppressante, infiniment sombre, des images de petites ruelles obscures où il ne fait pas bon de s&#8217;y perde, le tout soutenu par des instrus utilisant beaucoup de sonorités électro minimalistes. Pour quelqu&#8217;un qui a fait de magnifiques albums Soul avec <strong>Brian Jackson</strong>, si chaleureux ça choque de prime abord. Et puis on se dit qu&#8217;il a raison, qu&#8217;il n&#8217;a rien a prouver, qu&#8217;il peut explorer toutes les pistes qu&#8217;il souhaite. Seulement on pouvait être inquiets sur ce qu&#8217;il allait offrir lors de ses concerts.</p>
<p style="text-align: justify">Peu importe, je me devais de le voir sur scène, en chair et en os devant moi, prendre ce qu&#8217;il a envie de me donner. Je n&#8217;étais pas le seul à penser cela, les deux concerts le même soir (un à 19h30 et l&#8217;autre à 21h30) furent bien vite complets.</p>
<p style="text-align: justify">C&#8217;est donc dans une salle déjà emplie et en ébullition que je suis entré. Pas de retard incompréhensible, le concert commença à l&#8217;heure.</p>
<p style="text-align: justify">Une grande silhouette un peu dégingandée, un bérêt vissé sur la tête, arriva et parla simplement au public. Ma première impression fut &laquo;&nbsp;ça y est Gil Scott-Heron est là, je suis devant lui, tout est réel&nbsp;&raquo;. Puis il s&#8217;assit devant son Fender Rhodes et commença à chanter, un classique : <em>Winter In America</em>. Là se fut totalement magique et émouvant. Sa voix délicieusement rauque était toujours si caractéristique, si charismatique et nous entrainait en même temps qu&#8217;elle dégringolait dans les graves.</p>
<p style="text-align: justify">Puis vinrent ces musiciens, un claviériste/harmoniciste, un saxophoniste/flutiste et un percussionniste. Je pus savourer le rendu sonore de la salle, très bonnes balances bien équilibrées entre instruments, ça fait plaisir. Les musiciens maitrisaient aussi leur sujet, ils ont pu dévoiler leur talent lors de plusieurs solos qui agrémentaient chaque morceau.</p>
<p style="text-align: justify">Quelques morceaux joués : <em>We Almost Lost Detroit</em>, <em>Three Miles Down</em>, <em>Home Is Where My Hatred Is</em>, <em>The Bottle</em> (le classique des classiques \o/)&#8230; peu de chansons du dernier album finalement.</p>
<p style="text-align: justify">Et entre tout ça, nous avions un Gil très jovial, communiquant avec le public, rigolant bien volontiers, on le sentait heureux d&#8217;être là et on était heureux pour lui. Il a dit aussi le plus simplement du monde qu&#8217;il fut maintes fois samplé en donnant des exemples et pas des moindres : <strong>2 Pac Shakur</strong>, <strong>Kanye West</strong> et <strong>Common</strong>. Mon seul regret est de n&#8217;avoir jamais été bon en anglais et de n&#8217;avoir pas pu tout capter de ce qu&#8217;il disait&#8230;</p>
<p style="text-align: justify">Puis nous avons fini par un rappel avant de sortir de la salle voyant le public du deuxième concert attendant impatiemment. Je marcha tranquillement dans la rue grise pour rejoindre le métro froid. Les enseignes lumineuses se reflétaient sur le sol mouillé par une pluie incessante. Je ressentais la rue que décrivait Gil Scott-Heron et sa lourde voix m&#8217;accompagna jusqu&#8217;à chez moi.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=-0DA-96CBuo">Gil Scott-Heron &#8211; We Almost Lost Detroit Work For Peace &#8211; Medley Part1 Live New Morning, Paris, 100510, Second Set</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=4hBQrLXVmL8">Gil Scott-Heron &#8211; We Almost Lost Detroit Work For Peace &#8211; Medley Part2 Live New Morning, Paris, 100510, Second Set</a></p>
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		<title>Propaganda tous les jeudis de 21h à 22h GMT mixée par Wattfutchureez</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Apr 2010 10:44:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Younes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Séléction DJs & Émissions]]></category>

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		<description><![CDATA[Propaganda, c’est une sélection musicale haut de gamme et urbaine flirtant avec l’intemporel à travers différentes tendances, proposant des mixes allant de l’electronica la plus subtile et abstraite aux dernières sorties de la nouvelle vague soul, en flirtant aussi bien avec les univers nu funk / nu disco / deep house / electro…
&#171;&#160;Dans chaque style [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Propaganda, c’est une sélection musicale haut de gamme et urbaine flirtant avec l’intemporel à travers différentes tendances, proposant des mixes allant de l’electronica la plus subtile et abstraite aux dernières sorties de la nouvelle vague soul, en flirtant aussi bien avec les univers nu funk / nu disco / deep house / electro…</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Dans chaque style ou tendance nous nous efforçons de dénicher des artistes produisant de véritables perles en les présentant sous forme de mixes respectant le style et le tempo afin d’avoir l’écoute la plus agréable et de partager un moment dans un univers musical précis… Bien que différents, on retrouve dans nos mixes quelques ingrédients communs à tous ces morceaux, l’originalité, le groove ou encore la profondeur!&nbsp;&raquo;<br />
</em><br />
Depuis plus de dix ans, aux travers de différentes résidences et mixes à travers la France, le Maroc, la Tunisie ou encore la Russie, Wattfutchureez à posé ses valises pour une résidence hebdomadaire tenue depuis 2 ans à la Mezzanine de l’Alcazar tous les mercredi soir ainsi que sur Nessradio.com tous les jeudi soir.</p>
<p><a href="http://www.myspace.com/wattfutchureez ">Myspace officiel</a><br />
<strong>Tous les jeudis de 21h à 22h GMT | Rediffusion tous les Vendredis de 14h à 15h GMT </strong></p>
<p>Playlist :<br />
Floating Points &#8211; love me like this (nonsense dub mix)<br />
Mario Basanov &#8211; do you remember(remix)<br />
Baxter &#8211; Placid mind &#8211; Nightriders disco edit<br />
Kris Menace &#8211; Midnight<br />
Outmode &#8211; life<br />
St. Stereo &#8211; Love _ Toomy disco remix<br />
Nightriders &#8211; Dj Tool<br />
Crazy P present the Syndromes &#8211; The hit<br />
Elastic Sound &#8211; Panorama &#8211; Urban Absolutes remix<br />
Monodeluxe &#8211; searching<br />
Phreeks plus one &#8211; Black label 52 the funk hunt ep<br />
Force of nature &#8211; I-ight</p>
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		<title>Concert de Jose James @ La Bellevilloise</title>
		<link>http://www.nessradio.com/concert-de-jose-james-la-bellevilloise/</link>
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		<pubDate>Wed, 31 Mar 2010 16:42:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo' Sound</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité Musicale]]></category>
		<category><![CDATA[Blackmagic]]></category>
		<category><![CDATA[José James]]></category>
		<category><![CDATA[la Bellevilloise]]></category>
		<category><![CDATA[la Rafinerie]]></category>
		<category><![CDATA[Nicola Conte]]></category>

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		<description><![CDATA[
Je vous avais déjà parlé de son nouvel album Blackmagic ici. Maintenant, pour être complet, je vais vous livrer mes impressions sur son concert à Paris.
L’affiche était pour le moins alléchante, Jose James de retour en France pour présenter Blackmagic avec en warm up un DJ set de Nicola Conte, le tout organiser par la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><a href="http://www.nessradio.com/wp-content/uploads/2010/03/Jose-James-Blackmagic.jpg"><img class="size-full wp-image-969  aligncenter" src="http://www.nessradio.com/wp-content/uploads/2010/03/Jose-James-Blackmagic.jpg" alt="" width="257" height="490" /></a></p>
<p>Je vous avais déjà parlé de son nouvel album <span style="text-decoration: underline">Blackmagic</span> <a href="http://www.nessradio.com/?p=940">ici</a>. Maintenant, pour être complet, je vais vous livrer mes impressions sur son concert à Paris.</p>
<p>L’affiche était pour le moins alléchante, <strong>Jose James</strong> de retour en France pour présenter Blackmagic avec en warm up un DJ set de <strong>Nicola Conte</strong>, le tout organiser par la <strong>Rafinerie</strong> (<a href="http://www.larafinerie.com/">http://www.larafinerie.com/</a>) à la Bellevilloise.</p>
<p><span id="more-966"></span>Déjà quelques mots sur la Rafinerie, anciennement la direction artistique du Batofar, qui met en place des évènements de très grande qualité. J’ai souvenir de leur première soirée de renaissance avec les DJ sets de <strong>Jazzamar</strong>, <strong>eddy meets yanah</strong>, <strong>Toshio Matsuura dUFO</strong>, <strong>Jazzanova</strong>, <strong>Shuya Okino</strong> (la moitié de <strong>Kyoto Jazz Massive</strong>) et <strong>Gilles Peterson</strong>, rien que ça ! Depuis ils continuent sur leur lancée en proposant de belles affiches comme celle-ci.</p>
<p>Maintenant venons au DJ set de Nicolas Conte. Je ne vais pas tourner autour du pot, ce fut décevant à mes yeux car j’aime beaucoup ce que fait le bonhomme. Son dernier album en date <span style="text-decoration: underline">Rituals</span> est très plaisant à écouter. Mais force est de constater qu’il n’est pas à l’aise dans l’exercice du DJ set. J’attendais qu’il passe quelques pépites bien dénichées pour faire monter l’ambiance crescendo. Ce ne fut pas le cas, j’ai plus eu l’impression qu’il avait sélectionné sa playlist avec ses vinyles comme s’il était bien installé dans son fauteuil avec un livre et un verre de champagne à la main (ce soir il avait déjà le verre). De plus les transitions entre pistes n’étaient pas fameuses. Je veux bien que ce style de musique ne s’y prête pas trop (à savoir Jazz aux influences indiennes et brésiliennes) mais un Gilles Peterson par exemple le fait très bien.</p>
<p>Passons, au moins j’aurai vu Nicola Conte en live. Cela dit, j’attendrai quand même son prochain album et la tournée qui ira avec.</p>
<p>Venons-en au concert à proprement parlé. Jose James n’avait qu&#8217;une base rythmique classique (clavier, basse, batterie) et d’une choriste (dont la voix était par moments noyée par le son des instruments), mais quels talents ! Ces musiciens étaient prodigieux, le batteur m’a scotché bien que de mon avis personnel il en mettait peut-être légèrement trop. Mais cela devait être la volonté de Jose James. Car il est intelligent et n’a pas fait que chanter ses morceaux en live, il est allé beaucoup plus loin. Plusieurs morceaux étaient présentés de la manière suivante : cela commençait en suivant assez fidèlement la version album avec quelques arrangement puis j’ai envie de dire que petit à petit ils « déconstruisaient » le morceau, Jose James faisait de même avec ses textes qu’il ne chantait plus, mélangeant répétitions et scat. J’ai trouvé aussi qu’il a souvent rappé montrant ses diverses influences, et surtout selon moi, celles de <strong>Flying Lotus</strong> qui a participé à la réalisation de Blackmagic. À la fin de la déconstruction du morceau Jose James faisant la transition avec la chanson suivante sans temps mort, un peu comme ce que aurait dû être le Dj set de Nicola Conte. <img src='http://www.nessradio.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Bref à la fin du rappel j’ai trouvé que ce fut un très bon concert et que Jose James est resté fidèle au Jazz, fidèle à ses autres influences, fidèle à lui-même.</p>
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		<title>Concert de Rocé @ EMB &#8211; Sannois (95)</title>
		<link>http://www.nessradio.com/concert-de-roce-emb-sannois-95/</link>
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		<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 13:16:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo' Sound</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité Musicale]]></category>
		<category><![CDATA[L'Être Humain Et Le Révèrbère]]></category>
		<category><![CDATA[Rocé]]></category>
		<category><![CDATA[Sil Matadin]]></category>
		<category><![CDATA[Sparo]]></category>

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		<description><![CDATA[
Rocé, je l&#8217;avais déjà vu il y a 3 ans, dans la même salle mais en première partie d&#8217;Oxmo Puccino &#38; The Jazzbastards à l&#8217;occasion de la sortie de l&#8217;album Identité En Crescendo pour lui et de Lipopette Bar pour eux. Ce fut une très bonne soirée. Pour la sortie de l&#8217;album L&#8217;Être Humain Et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nessradio.com/wp-content/uploads/2010/03/Rocé-lêtre-humain-et-le-révèrbère.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-960" src="http://www.nessradio.com/wp-content/uploads/2010/03/Rocé-lêtre-humain-et-le-révèrbère.jpg" alt="" width="490" height="490" /></a></p>
<p><strong>Rocé</strong>, je l&#8217;avais déjà vu il y a 3 ans, dans la même salle mais en première partie d&#8217;<strong>Oxmo Puccino &amp; The Jazzbastards</strong> à l&#8217;occasion de la sortie de l&#8217;album <span style="text-decoration: underline">Identité En Crescendo</span> pour lui et de <span style="text-decoration: underline">Lipopette Bar</span> pour eux. Ce fut une très bonne soirée. Pour la sortie de l&#8217;album <span style="text-decoration: underline">L&#8217;Être Humain Et Le Révèrbère</span>, Rocé était cette fois-ci en tête d&#8217;affiche.<span id="more-958"></span></p>
<p>Mais point de grosse tête ni de cheville qui enfle, il est revenu avec la même équipe d&#8217;il y a 3 ans : le DJ<strong> Sparo</strong> et le bassiste <strong>Sil Matadin</strong>. Pour lui pas de chichi, pas de pas de danse endiablé, vêtu à la façon français des années 40-50 : un béret, une chemise blanche et un pantalon cotelé en velours marron soutenu par des bretelles et une moustache bien taillée. Sa musique est dans la même posture : instru simple, pas d&#8217;arrangements complexes pas de solo orgasmique des musiciens, même pas le côté Free Jazz qui était présent dans le précédent album, toute la place est faite pour son flow et ses textes ; mais quels textes mes amis ! Pour moi une des meilleures plumes du rap français voir de la chanson française en générale. Nous sommes à des années-lumières des clichés et thèmes récurrents qu&#8217;on trouve dans le rap actuel. Et s&#8217;il les aborde c&#8217;est avec un position, un point de vue tout à fait différent. Il ne donne pas de leçon, il fait justes des constatations seulement je ne les ai jamais entendu sortir de la bouche d&#8217;un autre artiste avant lui. Lorsqu&#8217;il dit dans <a href="http://www.dailymotion.com/video/x9ny6r_rocé-si-peu-comprennent_music"><em>Si Peu Comprennent</em></a> avec une pointe de provocation : &nbsp;&raquo; <em>Ne le prenez pas pour une insulte mais je suis le seul trentenaire à rapper comme un adulte.</em>&nbsp;&raquo; nous ne pouvons pas lui donner tort.</p>
<p>En définitif, Rocé parfait son art et à chaque fois ses albums sont des claques, fugaces mais intenses, que l&#8217;on continu de ressentir longtemps après.</p>
<p>P.S : Un petit mot sur la salle de l&#8217;EMB : bonne organisation, son très correct, parking gratuit (très appréciable pour une salle de banlieue) et programmation qui n&#8217;a rien a envié aux salles parisiennes le tout pour beaucoup moins cher, que demande le peuple ? Dommage que ses endroits de qualité ne sont pas plus fréquents (je pense aussi au Canal 93 à Bobigny).</p>
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		<title>Clip kaléidoscopique pour Erykah Badu et Lil Wayne</title>
		<link>http://www.nessradio.com/clip-kaleidoscopique-pour-erykah-badu-et-lil-wayne/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Feb 2010 09:53:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laura</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité Musicale]]></category>
		<category><![CDATA[Erykah Badu]]></category>
		<category><![CDATA[Lil Wayne]]></category>
		<category><![CDATA[r'n'b]]></category>
		<category><![CDATA[soul]]></category>
		<category><![CDATA[vidéoclip]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le cadre de la sortie de son nouvel album New Amerykah Part Two (Return of the Ankh) le 30 mars prochain, Erykah Badu collabore avec Lil’Wayne sur le titre Jump Up In The Air And Stay There!. 
Le morceau ne figurera à priori pas sur l&#8217;album mais devrait entretenir le buzz car il créé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le cadre de la sortie de son nouvel album <em>New Amerykah Part Two (Return of the Ankh)</em> le 30 mars prochain, <strong>Erykah Badu</strong> collabore avec <strong>Lil’Wayne</strong> sur le titre <em>Jump Up In The Air And Stay There!. </em></p>
<p>Le morceau ne figurera à priori pas sur l&#8217;album mais devrait entretenir le buzz car il créé déjà la polémique parmi les fans de la diva soul, pas conquis par ce featuring un peu trop mainstream. Quoi qu&#8217;on en dise musicalement (et c&#8217;est pas non plus la cata, honnêtement), le clip façon kaléidoscope nous plonge dans un délire graphique assez sympa !</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=fvjx0luTUoI" target="_blank"><img class="aligncenter size-full wp-image-953" src="http://www.nessradio.com/wp-content/uploads/2010/02/badu.jpg" alt="" width="494" height="280" /></a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=fvjx0luTUoI" target="_blank">Erykah Badu Feat Lil Wayne &#8211; Jump In The Air (Stay There) </a></p>
]]></content:encoded>
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